Ce surnom a été donné à l’artiste peintre par la critique des Arts Plastiques au Brésil, en raison de l’exubérante luminosité qui se dégage de ses toiles.
L’exigence et la rigueur de son tempérament se reflètent tant à travers le choix des couleurs qu’à travers la composition équilibrée de ses tableaux, fruit des enseignements du peintre cubiste, André Lhote dont elle a été l’élève.
C’est dans ce Brésil où elle a vécu cinquante années de sa vie d’artiste qu’elle a ressenti le très fort besoin d’exprimer la vision plastique d’une réalité sociale faite de contrastes et de diversités ; de couleurs et de lumières, de traditions populaires et de coutumes ancestrales. Et c’est surtout dans les survivances africaines si présentes dans la société brésilienne qu’elle a principalement puisé son inspiration et su ainsi développer toute la richesse de son talent d’artiste.
A juste titre, son oeuvre de sensibilité cubiste la range dans la famille des peintres brésiliens de la période désignée « Art Moderne ».
Lucette Laribe - Esposition de Torreilles - 2002 |
La peinture et le dessin n'ont pas été les seuls mode d'expression de Lucette Laribe lors de son séjour au Brésil. Profondément marquée par cette "rencontre d'éléments antagonistes, cette harmonisation des contraires " l'opposition entre les civilisations européenne et autochtone, occidentale et africaine, et celle-ci avec les coutumes amérindiennes, elle a mis à leur service son tempérament et sa curiosité en créant et en animant pendant plus de dix ans une Ecole de Samba. Cette présentation serait incomplète si on ne mentionnait pas son initiation aux rites religieux du Candomblè dans la ville sainte de Salvador de Bahia" |